Niché sur les contreforts du massif de Concors, Jouques est bien plus qu’un simple village provençal. C’est un carrefour d’histoire, un bastion du terroir et le point de départ idéal pour explorer trois départements : les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse et les Alpes-de-Haute-Provence.
L'histoire de Jouques s'écrit au détour de ses calades escarpées. Ancien fief des Archevêques d’Aix-en-Provence, le village a conservé une noblesse rustique. En flânant dans le centre, on découvre l’Église Saint-Pierre, dont les fondations romanes imposent le respect, et les vestiges du château qui protégeait autrefois la vallée.
Le village est également un sanctuaire de la vie rurale. Le Moulin Saint-Vincent, toujours en activité, raconte l'importance séculaire de l'olivier, tandis que les nombreux oratoires et fontaines témoignent d'une dévotion et d'une gestion de l'eau qui font l'identité de la région. Monter vers les jardins en restanques, c'est s'offrir une vue imprenable sur un paysage qui semble n'avoir pas changé depuis des siècles.
Chaque année, entre la mi-juin et la fin juillet, la Provence réalise un prodige : elle se drape d'un manteau mauve intense et exhale un parfum qui n’existe nulle part ailleurs. Si vous cherchez le camp de base idéal pour vivre ce spectacle, le village de Jouques est votre secret le mieux gardé. Situé au carrefour des plus beaux plateaux, il permet de rayonner vers les sites iconiques tout en restant à l’abri de la foule.
À peine 45 minutes de route séparent Jouques du célèbre Plateau de Valensole. C’est ici que la magie opère avec le plus de force. Imaginez des lignes de lavande parfaitement alignées qui ondulent jusqu’aux cimes bleutées des Alpes.
Pour une immersion totale, faites halte à la distillerie Angelvin ou au domaine Terraroma. Vous y découvrirez le métier de producteur, de la récolte à l'alambic, et pourrez repartir avec l'essence pure de la fleur, du miel de lavande crémeux ou des amandes croquantes du plateau. C'est le lieu rêvé pour les photographes, surtout à "l'heure dorée", lorsque le soleil couchant embrase les fleurs.
Si le Luberon brille sous le soleil d'été, c'est à l'arrière-saison qu'il révèle sa véritable pudeur. Pour nous, les enfants du pays, cette terre se savoure dans l'intimité, entre une terre rouge gorgée de truffes et des villages qui ont servi de décor à notre imaginaire.
Notre premier coup de cœur reste l'Étang de la Bonde. En hiver, le bleu profond de l'eau contraste avec les silhouettes dénudées des platanes centenaires. C’est la saison idéale pour une balade revigorante, avant de partir à la quête du "Diamant Noir". Car ici, l'hiver est le temps de la truffe, ce trésor caché au pied des chênes qui embaume les étals de nos marchés.
Pour les amoureux de poésie, direction Vaugines. On s'assoit un instant devant la petite chapelle où ont été tournées les scènes cultes de Manon des Sources. L'âme de Pagnol plane encore sur ces lieux, tout comme à Grambois ou Mirabeau, où chaque ruelle semble tout droit sortie d'un film.
La Provence des Pépites, c’est celle qui se déguste. Sur les marchés, on se laisse guider par l'odeur des Madeleines de la Luberonnaise : un pur parfum d'enfance. Pour les amateurs de vrai terroir, nos pas nous mènent immanquablement vers les fromageries de Cucuron ou de Cadenet, où le chèvre frais exprime toute la richesse de nos collines.
Et pour une pause rafraîchissante, on hésite entre les créations de L'Art Glacier à Ansouis ou l'étonnante Glacière de Cucuron, vestige fascinant de notre histoire locale.
On termine la journée à Lourmarin, classé parmi les plus beaux villages de France. Ici, loin des enseignes standardisées, nous avons nos habitudes Chez Polette. C’est la boutique coup de cœur par excellence : on y trouve une sélection d'objets et de curiosités choisie avec un goût très sûr. C'est l'endroit idéal pour dénicher l'objet rare qui prolongera l'esprit de votre séjour.
Le Sud Luberon ne se visite pas, il se respire par tous les sens.
Après une première visite décevante et avec l’impression d’être passés à côté de quelques chose, nous avons décidé de suivre les pas et les mots de Sébastien, guide au sein de Marsapattes, tout le long d'une balade de 3h alternant culture et escales gourmandes.
Partis de la gare St Charles, nous avons descendu la Canebière jusqu’au port, avons bifurqué vers le quartier de la mairie où Sébastien nous a donné un grand nombre d’explications architecturales et historiques: mélange des styles, périodes phare des grands travaux ayant présidé au développement de la ville (principalement les périodes de Louis XIV et Napoléon 3), perspectives nouvelles et rénovations depuis 2013 en tant que capitale européenne de la culture. De là, nous avons filé vers une première découverte gustative « L’Espératine », près du Mucem, artisan-chocolatier qui allie avec élégance chocolat et huile d’olive, plaisir des sens et plaisir des yeux…..un vrai régal !!!